[AAA] – Que sont devenues les Technologies de l’Information et de la Communication ?

Interfaces Numériques Volume 6, n° 3/2017

Dirigé par Françoise Paquienséguy

Date limite de réception des textes complets et des métadonnées : 25 février 2017

interfaces-numeriquesInterfaces Numériques est la première revue scientifique francophone dédiée au design numérique. Née en janvier 2012, elle a pour objectif de faire coopérer des professionnels, des chercheurs universitaires et des chercheurs en école de design sur des problématiques liées au design numérique que les sciences humaines traitent avec une ouverture pluridisciplinaire réelle. Ce futur numéro souhaite proposer de façon explicite un questionnement sur le développement des Tic, les politiques d’usages et la croyance qu’elles vont permettre de relever les différents défis sociétaux à venir. Une approche critique qui amène aussi à se demander si les TIC ne font pas émerger à leur tour des défis à relever …

L’expression « technologies de l’information et de la communication » a marqué toute une génération de chercheurs et d’étudiants, tout un univers de pratiques et de relations sociales mais aussi toute une gamme de production industrielle de façon forte et profonde. Utilisée dans des environnements et sens toujours renouvelés, bousculée autant par ses propres in- novations techniques que par des pratiques différentes et parfois disruptives, elle s’en trouve quasiment polysémique ou vide de sens, aujourd’hui. Par contre, un simple regard vers les discours publics programmatiques (Cop21, Horizon 2020, Europe Créative, transition énergétique, etc.) révèle à quel point les TIC et leurs usages portent une idéologie, voire des croyances, qui pèsent sur les logiques sociales actives. Bref, l’acronyme TIC a certes changé mais aussi pris une place stratégique depuis son élaboration. L’étudier, s’en  saisir  -à  nouveau ? -, se la réapproprier nous semble à la fois pertinent et nécessaire pour plusieurs raisons qui seront autant d’orientations pour répondre à cet appel à articles.

Premièrement, ses origines semblent perdues alors même qu’elles sont la caractéristique intrinsèque de ce que sont les Tic. En effet, ce numéro d’Interfaces Numériques sera l’occasion de se souvenir que l’expression TIC a été « inventée » pour distinguer des médias, le reste… Le reste est constitué de machines à communiquer, insaisissables à l’époque, indéfinissables encore ; certains chercheurs à l’œuvre dès la fin des années 1980 anticipent l’importance de ces nouveaux objets (comme par exemple, Chambat, 1984 ; Jouët, 1987 ; Wolton, 1989 ; Perriault, 1989), de ces nouveaux outils qui s’intègrent marginalement dans la vie quotidienne, de façon très disparate selon les pays et les continents, sans pouvoir les nommer, ni même encore les caractériser. Le seul élément discriminant paraît résider dans leur étrangeté au regard des industries culturelles, des médias ou des télécommunications, qu’elles ne sont pas ou dont elles ne vérifient aucun modèle (Miège, Salaün & Pajon 1986), mais qu’elles perturbent. Ainsi les Tic sont-elles pensées initialement a contrario de l’existant familier, les mass-médias. En synthèse, nous dirions que dans les années 1980, sous le coup du succès du Minitel, de l’intrusion discrète du magnétoscope, de la domotique, de la banque à domicile, de la vidéo à la demande, du câble, etc. nos collègues de l’époque, sociologues pour la plupart, largement interpellés par l’innovation technique d’une part et par l’explosion de la communication de l’autre cherchent à désigner cet ensemble hétéroclite, encore analogique, d’outils et de réseaux par l’expression originelle de « nouvelles technologies de l’information et de la communication ».

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[AAC] – Systèmes d’informations hospitaliers et DMPI (dossier médical patient informatise) : transformations de la relation de soin, recompositions organisationnelles

Colloque international

Date limite de réception des propositions : 15 février 2017

Jeudi 08 et Vendredi 09 Juin 2017 – Rennes

Organisé par le Laboratoire PREFICS EA 4246

& le Groupe VIVALTO Santé

Le PREFICS (EA 4246, Rennes 2), le CHP Saint-­‐Grégoire et le Groupe Vivalto Santé organisent un    colloque    en    juin    2017    autour    des questions    soulevées    par    sih-dmpiles    processus « d’informatisation du dossier de soin ». Cette évolution tend à remettre en question les logiques organisationnelles existantes et interroge les modes d’appropriation du dossier patient informatisé par les différents acteurs impliqués. Les patients et l’entourage de ces derniers, les personnels administratifs et soignants, les gestionnaires, décideurs politiques à différents niveaux, les industriels de l’informatique et de la « donnée », les mutuelles et assurances, la sécurité sociale, constituent autant de parties prenantes susceptibles d’influencer la mise en œuvre du DMPI et d’être influencées par ce dernier, tant sur le plan de leurs pratiques propres que sur celui de la façon dont elles se coordonnent, s’opposent, coopèrent.

Dans une perspective prenant en compte la dimension historique du DMPI qui apparaît selon différentes modalités dans les politiques de santé depuis plusieurs décennies, il s’agira de comprendre quelle est la place des systèmes d’information hospitaliers, et quel rôle ils jouent, en interaction de plus en plus forte avec leur environnement.

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[AAA] – Les nouvelles cultures de l’information dans les organisations

n° 51 de la revue Communication & Organisation à paraître au premier semestre 2017

Dossier coordonné par : Vincent Liquete, Ivone De Lourdes Oliveira et Angela Marques Salgueiro

Date limite de remise des propositions : 31 janvier 2017

Issu des pays à économie forte, le concept de « culture de l’information » au sens anthropologique (Jenkins, 2013) et communicationnel (Liquète, 2014) du terme, désigne un ensemble de pratiques informationnelles articulant des connaissances issues de la culture académique traditionnelle (école, université, entreprise) avec celles plus intuitives et moins formalisées liées à l’information, aux documents et plus largement aux médias de masse. La culture de l’information repose ainsi sur des pratiques orales, de lecture, d’écriture et de mise en partage et en communication, dans des contextes à plus ou moins fortes prescriptions, qui sont observables dans des environnements académiques d’apprentissage, professionnels, ou culturels. De plus, le rapport culturel à l’information envisage une articulation entre des pratiques formelles et moins formelles, issues du monde social ou plus personnelles voire intimes. Face à cet émiettement des activités informationnelles, nombre de chercheurs plaident pour la forme plurielle, évoquant dès lors, les « cultures de l’information » (Liquète, 2014) ; nous considèrerons ce caractère pluriel dans ce numéro de revue. Les approches par les cultures de l’information plaident pour un dépassement des seules pratiques performatives technologiques de la recherche d’information ; ainsi, dès les années 1950, Gilbert Simondon (2012) considérait la technique comme un objet opératoire à penser avec l’homme et non pas contre lui. Comme le souligne Alexandre Serres (2014), la culture de l’information s’est construire autour d’un périmètre large considérant des comportements personnels, des gestes cognitifs, des valeurs, des pratiques, des savoirs théoriques, des savoir-faire sur l’information (Baltz, 1998).

Ces vingt dernières années, les travaux autour de la dimension culturelle des pratiques d’information se sont principalement orientés autour des secteurs de l’école, des universités et des bibliothèques (Le Deuff, 2009), et vers des problématiques liées à la question de l’acquisition de compétences et des connaissances. L’approche orientée usage(r)s (Le Coadic, 1997) visait une analyse compréhensive des usages de l’information dans le secteur des organisations et des entreprises mais restait avant tout focalisée sur le repérage et l’analyse compréhensive des pratiques d’information liées à des techniques, des dispositifs, ou des ressources. Plus récemment, les approches de la théorie du management de l’information considèrent qu’une gestion rationnelle des gisements, des accès et des contenus d’information, notamment professionnelle permet de renforcer l’efficacité de l’organisation dans son secteur d’activités ou de rayonnement ; or, comme le souligne Brigitte Guyot (2012), il est difficile de savoir si la gestion de l’information a pu changer une situation dans une organisation si ce n’est en interrogeant celle-ci par le biais de ses salariés et managers. Dans des organisations plus modestes, les responsables de micro-entreprises, d’associations, de clusters, par exemple, n’ont effectivement pas toujours recours aux techniques d’étude et d’évaluation du besoin d’information et encore moins à l’analyse des conditions de création, d’échange et de partage de celle-ci au sein de ses murs et de ses missions.
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[AAC] – Big Data et visibilité en ligne, un enjeu pluridisciplinaire de l’économie numérique

Colloque scientifique international pluridisciplinaire

Date limite de réception des propositions : 30 janvier 2017


6-7 et 8 novembre 2017
Université des Antilles, Fort de France, Martinique

Plus d’informations : http://bigdata-lecolloque.org/

En 2020, 35% des données numériques seront produites par les 212 milliards d’objets connectés. 44.000 milliards de Go seront générés par ces objets et les systèmes informatiques devront être capables de stocker, d’analyser et d’interpréter ces données massives (Big Data). L’enjeu est ici multiple : informatique, juridique, information-communication, gestionnaire… Le Big Data est caractérisé dans la littérature par quatre « V » (Volumétrie, Vélocité, Variété et Valeur). La visibilité des entreprises comme celle des internautes dépend de la maîtrise de cet enjeu car la visibilité est le résultat de l’application de modèles, de choix stratégiques et de tactiques opératoires spécifiques au web. Le résultat affecte les individus et les structures et la visibilité en ligne interroge différents domaines académiques et professionnels. Elle interroge particulièrement le web invisible à travers les algorithmes qui opèrent lors de requêtes sur les moteurs de recherche, mais aussi, les outils qui autorisent les traitements qualitatifs et quantitatifs des données. De façon complémentaire, étant donné que toute activité numérique génère des traces numériques, c’est une autre expression possible de la compréhension de cet enjeu. La visibilité sur le web s’impose à tous. Elle ne peut être interrogée que par des entrées disciplinaires multiples et complémentaires. C’est l’objet de ce colloque, qui mettra en avant les travaux reposant sur des études empiriques.

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[AAA] – Créativité et organisation : une tension communicationnelle

Numéro thématique de la revue « Communiquer »

Coordination du dossier par :
Dany Baillargeon, Université de Sherbrooke, Canada
Alexandre Coutant, Université du Québec à Montréal, Canada

Date limite de réception des articles : 15 décembre 2016

Le terme créativité a envahi les organisations. Celle-ci n’est plus seulement cantonnée aux métiers traditionnels de la création. Elle domine maintenant discours et considérations organisationnelles : au cœur des préoccupations des PME (Chanut-Guieu et Guieu, 2014) ; en tant que compétence prisée par les employeurs ; participant des discours de rationalisation et d’efficacité (Breen, 2004) ; s’invitant dans les processus d’innovation (Auger, 2009), du management (Bardin, 2006 ; Davis et Scase, 2000 ; Paris, 2010) et dans les modèles économiques des milieux professionnels (Eisenberg, Goodhall et Trethwey, 2014), voire politiques (Le Corf, 2012). Ainsi, on ne dénombre plus les formations professionnelles, sites et manuels proposant de « booster »1 sa créativité dans le cadre professionnel.

Au regard des métiers de la communication, censés traditionnellement la mobiliser, en communication marketing (Cossette, 2009 ; McFall, 2004 ; Nixon, 2003 ; Tungate, 2007) mais également dans toute entreprise du savoir (Alvesson, 2004), la créativité paraît se révéler de nouvelles manières. Loin de se cantonner aux bureaux des créatifs, elle doit désormais être mobilisée par les concepteurs des différents supports de communication, les rédacteurs, les stratèges en communication et consultants spécialisés mais aussi par les chefs de projets, les animateurs de communautés, les responsables RH, la comptabilité ; bref tous sont appelés à la barre de la créativité (Auger, 2009), supposant que tous y contribuent (Bouquillion, 2012). Dans ce régime, doit-on conclure qu’en communication, on ne peut pas ne pas être créatif ?

Cependant, son omniprésence ne va pas sans une impression de flou associée à son emploi. Entend-on strictement la même chose dans tous ces domaines ? Peut-on distinguer au contraire différentes formes de créativité mobilisées au sein des organisations, chacune identifiable à travers les discours mais également retrouvée dans les productions de ces dernières (Michaud, 2011) ? À quel élément essentiel à la vie des organisations est-elle censée répondre pour être ainsi constamment mobilisée, voire galvaudée ? Est-elle si facilement inoculable au sein des différents services ? Comment s’accommode-t-elle avec une logique gestionnaire de plus en plus rationalisante où le risque économique inhibe l’ambigüité inhérente à la mise en place de réels processus de création ?

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RFSIC n°9 | 2016

Tendances contemporaines en communication organisationnelle

Sous la direction de Sylvie Alemanno, Christian Le Moënne et Gino Gramaccia

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Depuis une trentaine d’années, on a pu observer un développement sans précédent des fonctions, des services et des budgets dédiés aux stratégies d’information-communication dans les entreprises et plus globalement dans toutes les catégories d’organisations (privées, publiques, associatives etc.). Ceci a entraîné le développement d’un secteur professionnel dynamique, tant par l’émergence ou la mutation de métiers liés à l’information-communication au service des organisations au sens très élargi que par la création foisonnante de diplômes en formations initiales universitaires ou privées et la formation professionnelle continue pour réorienter de façon plus ou moins experte des cadres d’entreprise. Il est enfin possible de constater le redéploiement et la consolidation de plusieurs grandes associations professionnelles. Les auteurs de la quatrième partie montrent cette progression dynamique des formations à des métiers devenus éléments structurels incontournables des organisations.

Retrouvez l’intégralité des textes de ce numéro en cliquant : ICI

Communications publiques et organisationnelles. Intersections des savoirs

communications_publiquesVient de paraître aux Editions comunicare.ro le volume Communications publiques et organisationnelles. Intersections des savoirs, sous la direction de Sylvie Alemanno, Camelia Beciu et Denisa-Adriana Oprea.
Le volume réunit des textes présentés lors du colloque franco-roumain de 2014, organisé à l’Université Bucarest, et interroge les changements que le développement sans précédent des NTIC a engendrés dans la communication publique et dans la communication organisationnelle.

Journée « Le texte et l’organisation II »

La prochaine journée Org&Co

Le texte et l’organisation II

aura lieu le vendredi 24 juin 2016

de 9h00 à 17h30

avec les participations de :

François Cooren
Joanne Jojczyk
François Lambotte
Salaheddine Mnasri
Emmanuel Wathelet
Pierre Delcambre
Céline Matuszak
Alice Dubar
Andrea Catellani
Patrice de la Broise
Jeoffrey Gaspard

au département Info-Com – UFR D.E.C.C.I.D – UNIVERSITÉ LILLE 3
Rue du président Vincent Auriol – BP 35
59051 ROUBAIX Cedex 1

Téléchargez le programme complet de la journée Org&Co : ICI

RFSIC n°8 | 2016

Humanités Numériques et Sciences de l’Information et de la communication

Sous la direction de Julia Bonaccorsi, Valérie Carayol et Jean-Claude Domenget

Sans fanfaronner exagérément, il faut bien reconnaître en préambule que les sciences de l’information et de la communication (SIC) ont de longue date développé des théories et des paradigmes qui permettent de saisir et d’analyser les enjeux sociaux liés au « numérique » (numérisation, informatisation, TIC). Qu’il s’agisse des travaux ayant souligné les implications des systèmes d’information informatisés dans l’organisation du travail, ceux portant sur les mutations médiatiques de la communication, ceux analysant les relations entre technique et société à travers les usages des dispositifs d’information et de communication, ceux interrogeant les discours de la société de l’information, ceux abordant les industries culturelles et médiatiques ou bien encore, les recherches analysant les médiations liées à la numérisation documentaire. Au-delà des enjeux liés au numérique ou à ceux de la numérisation croissante des activités de médiation, la question de l’artefactualité technique, impliquée par toute transmission ou transformation d’informations ou de connaissances, est depuis la fin des années 70 une question essentielle des SIC.

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Communication organisationnelle, Management et Numérique

Com orga management et numérique (recto)Com orga management et numérique (verso)

Sous la direction de Sylvie P. Alemanno

Le phénomène numérique toujours renouvelé ne se laisse pas saisir facilement. Ces contributions mettent en évidence les transformations organisationnelles et les nouveaux modèles managériaux. Ces transformations sont surdéterminées par les critères néo-libéraux de performativité et les manières dont les technologies numériques sont mises au service du capitalisme mondial.

ISBN : 978-2-343-05210-6 • janvier 2015 • 452 pages

Communication et Civilisation
COMMUNICATION, MÉDIAS GESTION, MANAGEMENT, ENTREPRISES EUROPE France

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