RFSIC n°9 | 2016

Tendances contemporaines en communication organisationnelle

Sous la direction de Sylvie Alemanno, Christian Le Moënne et Gino Gramaccia

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Depuis une trentaine d’années, on a pu observer un développement sans précédent des fonctions, des services et des budgets dédiés aux stratégies d’information-communication dans les entreprises et plus globalement dans toutes les catégories d’organisations (privées, publiques, associatives etc.). Ceci a entraîné le développement d’un secteur professionnel dynamique, tant par l’émergence ou la mutation de métiers liés à l’information-communication au service des organisations au sens très élargi que par la création foisonnante de diplômes en formations initiales universitaires ou privées et la formation professionnelle continue pour réorienter de façon plus ou moins experte des cadres d’entreprise. Il est enfin possible de constater le redéploiement et la consolidation de plusieurs grandes associations professionnelles. Les auteurs de la quatrième partie montrent cette progression dynamique des formations à des métiers devenus éléments structurels incontournables des organisations.

Retrouvez l’intégralité des textes de ce numéro en cliquant : ICI

[AAC] – Congrès annuel de la société suisse des sciences de la communication et des médias SSCM

Les innovations en tant que défi pour la science
et la pratique de la communication

 

Thématique du congrès
Les innovations font foncièrement évoluer les médias, et cela à long terme. Elles peuvent être définies de la manière suivante : ce sont les restructurations à but précis et les renouvellements planifiés de technologies, produits ou procédés. Les innovations peuvent être considérées comme une tentative; celle de ne pas subir passivement le changement publicitaire et technologique, mais d’au contraire le façonner de manière active et autodéterminée.

Les innovations peuvent être nuancées à différents niveaux :

Une première différenciation se rapporte à l’instigateur des innovations : Des acteurs très variés (p.ex. les individus, entreprises médiatiques, fondations, organisations interprofessionnelles, nations etc.) s’affairent à réaliser eux‐mêmes des innovations ou du moins à créer des conditions cadres favorables au développement de celles‐ci.

Un autre niveau de différenciation est la portée de l’innovation: De manière générale, on peut faire ici la différence entre les innovations incrémentales, qui décrivent des changements relativement minimes dans le cadre de structures déjà en place (p. ex. développement de nouvelles formes de médias à l’intérieur d’une entreprise médiatique), et les innovations radicales, disruptives, qui ont en revanche une portée beaucoup plus conséquente et modifient fondamentalement les structures ou procédés (p. ex. la communication en ligne).

L‘économiste Joseph Schumpeter différencie dans sa théorie fondamentale de l’innovation cinq types d’innovations qui peuvent mener, avec une certaine radicalité, à des bouleversements économiques et sociaux. Sa typologie est également applicable au monde des médias:

1. le lancement d’un nouveau produit encore inconnu du consommateur ou d’un changement amené sur un produit déjà existant (nouveaux formats, nouvelles formes de représentation etc.),

2. la mise en place d’une innovation de procédés (digitalisation de la production d’émissions radio et télévisées entre autres),

3. la création ou le développement de nouveaux débouchés commerciaux (nouveau public cible entre autres),

4. l‘accroissement de nouvelles sources d‘approvisionnement de matière première ou de produits semi‐finis (distributeurs de formats d’émission, contenu généré par les utilisateurs entre autres),

5. la mise en place d’un renouveau organisationnel (réorganisation de rédactions par l’instauration d’une newsroom). Continuer la lecture de « [AAC] – Congrès annuel de la société suisse des sciences de la communication et des médias SSCM »

[AAA] – Revue « Communication & professionnalisation » n°5

« Les questions d’éthique et déontologiques dans la professionnalisation des communicants »

Le colloque international qui s’est tenu à Agadir du 18 au 20 mai 2016 a permis d’interroger la notion d’éthique en lien avec la professionnalisation des communicants au travers de différents aspects. La revue Communication et professionnalisation lance un appel à articles pour son numéro 5 afin d’approfondir la réflexion autour de 6 points non exclusifs (des propositions liées au sujet général mais non directement liées à un des points suivants sont acceptables) :
– La formation des communicants à l’éthique de la communication
– Régulation de la profession : production et réception des chartes, codes…
– Les modèles de prise de décision éthique des communicants dans le contexte organisationnel actuel
– La relation entre éthique des communicateurs et RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises)
– Inter-culturalité, communication et éthique.
– La communication responsable

Propositions attendues et procédure de soumission
Les propositions de texte attendues doivent se présenter soit comme des analyses réflexives fondées sur des recherches empiriques récentes et achevées, soit comme des analyses de pratiques professionnelles en communication (témoignages de pratiques et réflexion sur les conditions de l’action, les justifications de l’action et les conséquences sur l’action). Dans l’un comme dans l’autre cas, les articles proposés doivent être informatifs, analytiques et réflexifs.

Les articles complets doivent parvenir avant le 15 octobre 2016 par voie électronique, en format Word (.doc) ou Libre Office (.odt). Outre le texte en lui-même (entre 30000 et 35000 signes espaces compris, bibliographie non comprise de 5000 signes maximum), les documents doivent impérativement préciser, pour chaque auteur, le nom, le statut, l’organisation ainsi que les coordonnées (adresses électronique et postale).

Les propositions doivent être transmises aux responsables scientifiques :
Andrea Catellani : andrea.catellani@uclouvain.be
Jean-Claude Domenget : jean-claude.domenget@univ-fcomte.fr
Elise Maas : elise@maas.cc

Après examen en double aveugle du comité scientifique, le comité d’organisation retournera son avis aux auteurs le 30 novembre 2016 au plus tard.
Les auteurs retenus devront alors proposer une version finale de leur articles pour le 15 janvier 2017. Les textes seront publiés dans la revue internationale Communication et Professionnalisation (nouvelle appellation des Cahiers du RESIPROC) aux Presses de l’Université de Louvain pour une parution en début 2017.

Télécharger l’appel à articles : ICI

[AAA] – Numéro thématique de la revue « Communiquer »

« Créativité et organisation : une tension communicationnelle »

Date limite de réception des propositions : 15 décembre 2016

Nombre d’auteurs ont abordé la relation organisation et créativité du point de vue de la gestion de l’innovation (Auger, 2009 ; Hauch, 2002 ; King, 1990 ; Paris, 2007), du climat ou, encore, des conditions facilitatrices (Amabile et al., 1996). Plusieurs ont investi le champ des industries créatives et de la sociopolitique de la créativité et de l’innovation, tentant de repérer les conditions socioéconomiques produisant des externalités créatives (Delgado, Porter et Stern, 2010 ; Florida, 2003 ; Hutton, 2006 ; Simon, 2009).

Toutefois, la dimension communicationnelle est souvent occultée, comme si les fonctions et les structures se vivaient hors des interactions et des relations (Trujillo, 1983).

Ainsi, quel rôle joue la communication organisationnelle dans sa dissémination, sa légitimation ou, à l’inverse, son inhibition ? Comment, d’un point de vue communicationnel, performe-t-on ou incarne-t-on la créativité au sein des organisations (Cooren, 2010 ; Gaertner, 2010), et comment se transmettent et se débattent les différentes idéologies de la créativité (Baillargeon, 2014 ; Hackley et Kover, 2007) entre les corps de métiers (Drazin, 1990, Drazin et al., 1999 ; Hirschman, 1989), malgré l’apparente incommunicabilité de la nature même de la création (Paris, 2010). Ainsi, nous proposons d’encourager l’étude de la créativité en interrogeant le caractère constitutif ou organisant des tensions, des performances et des discours faits au nom de cette créativité.

Pour plus de détails sur les modalités de proposition, les axes à développer, consultez l’appel à communication : ICI

Dany Baillargeon, Ph. D., Université de Sherbrooke
Alexandre Coutant, Ph. D., Université du Québec à Montréal
Coordonnateurs du dossier thématique

[AAA] – Revue « COSSI » n°2/2017

« Bricolages, improvisations et résilience organisationnelle face aux risques informationnels et communicationnels »

Numéro coordonné par Sylvie Grosjean, Christian Marcon et Dominique Maurel

Les organisations sont complexes, fortement technologisées, et évoluent dans un environnement de plus en plus turbulent, ce qui tend à les rendre vulnérables. Dans un tel contexte, des auteurs ont notamment abordé la question des risques communicationnels et informationnels encourus par les organisations (Moinet, 2014; Sauvajol-Rialland, 2014; Bouzon, 2001; Bonneville et Grosjean, 2007). Ces risques renvoient à une ambigüité, équivocité générées par l’usage de données numérique, à la perte de contrôle de l’information dans les organisations (surcharge informationnelle) ou aux risques de désorganisation des collectifs (problèmes de coordination des actions, de collaborations, etc.). Par exemple, dans le contexte du travail en réseau, les acteurs font reposer la coordination de leurs actions sur de nouveaux modes de communication ayant un recours massif aux données numériques, à l’utilisation de systèmes d’information, etc. Or, malgré toutes les précautions techniques et tentatives de mieux contrôler l’information qui circule, de permettre une meilleure communication, de nombreux chercheurs décrivent les TIC comme des agents ambigus, capables de modifier très profondément notre rapport à autrui et au support, à l’écriture, à la lecture, à l’espace et au temps (Borzeix et Fraenkel, 2005). En effet, l’introduction de diverses technologies telles que les Workflows, ERP et autres accentuent la plurisémioticité (Lacoste, 2005) et l’imbrication des formes langagières et des supports : mélange de langage oral, d’écrits, d’images, de chiffres, de codes, de tableaux, etc. Les jargons de métiers, les langages d’experts ou de spécialistes se côtoient, se chevauchent, s’interpénètrent et peuvent parfois générer de la confusion, voire des erreurs de manipulations, autrement dit rendre vulnérable ces nouvelles formes d’organisation et les confronter à un nouveau type de risques : les risques communicationnels.
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Journée « Le texte et l’organisation II »

La prochaine journée Org&Co

Le texte et l’organisation II

aura lieu le vendredi 24 juin 2016

de 9h00 à 17h30

avec les participations de :

François Cooren
Joanne Jojczyk
François Lambotte
Salaheddine Mnasri
Emmanuel Wathelet
Pierre Delcambre
Céline Matuszak
Alice Dubar
Andrea Catellani
Patrice de la Broise
Jeoffrey Gaspard

au département Info-Com – UFR D.E.C.C.I.D – UNIVERSITÉ LILLE 3
Rue du président Vincent Auriol – BP 35
59051 ROUBAIX Cedex 1

Téléchargez le programme complet de la journée Org&Co : ICI

RFSIC n°8 | 2016

Humanités Numériques et Sciences de l’Information et de la communication

Sous la direction de Julia Bonaccorsi, Valérie Carayol et Jean-Claude Domenget

Sans fanfaronner exagérément, il faut bien reconnaître en préambule que les sciences de l’information et de la communication (SIC) ont de longue date développé des théories et des paradigmes qui permettent de saisir et d’analyser les enjeux sociaux liés au « numérique » (numérisation, informatisation, TIC). Qu’il s’agisse des travaux ayant souligné les implications des systèmes d’information informatisés dans l’organisation du travail, ceux portant sur les mutations médiatiques de la communication, ceux analysant les relations entre technique et société à travers les usages des dispositifs d’information et de communication, ceux interrogeant les discours de la société de l’information, ceux abordant les industries culturelles et médiatiques ou bien encore, les recherches analysant les médiations liées à la numérisation documentaire. Au-delà des enjeux liés au numérique ou à ceux de la numérisation croissante des activités de médiation, la question de l’artefactualité technique, impliquée par toute transmission ou transformation d’informations ou de connaissances, est depuis la fin des années 70 une question essentielle des SIC.

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Communication organisationnelle, Management et Numérique

Com orga management et numérique (recto)Com orga management et numérique (verso)

Sous la direction de Sylvie P. Alemanno

Le phénomène numérique toujours renouvelé ne se laisse pas saisir facilement. Ces contributions mettent en évidence les transformations organisationnelles et les nouveaux modèles managériaux. Ces transformations sont surdéterminées par les critères néo-libéraux de performativité et les manières dont les technologies numériques sont mises au service du capitalisme mondial.

ISBN : 978-2-343-05210-6 • janvier 2015 • 452 pages

Communication et Civilisation
COMMUNICATION, MÉDIAS GESTION, MANAGEMENT, ENTREPRISES EUROPE France

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Journée « La notion d’architexte »

La prochaine journée Org&Co

La notion d’architexte

aura lieu le vendredi 10 octobre 2014

de 9h30 à 17h30

avec les participations de :

Yves Jeanneret
Dominique Cotte
Florian Hémont
Marie Bénéjean
Marine gout
Philippe Marrast

au CERTOP UMR 5044 équipe ECORSE
Université Paul Sabatier Toulouse 3
IUT A Ponsan
115, route de Narbonne
31062 Toulouse Cedex 9

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